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 Quand les yeux se ferment... quand le coeur s'arrête (Libre)

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Kaï Kaedo
Élève de la 2-A

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MessageSujet: Quand les yeux se ferment... quand le coeur s'arrête (Libre)   Ven 16 Mar - 12:58

Tout allait de travers. Alors qu'il pensait que ca irait, qu'il avait commencé a avoir des repères fixes, voila que les problèmes revenaient. Il avait eu un coup de téléphone un peu plus tot dans la journée. Sa mère était a l'hopital... encore... Son beau père l'avait frappé... encore... Cette fois elle avait perdu connaissance sous les coups, elle s'était cogné la tête violemment sur le sol en tombant... elle ne s'était pas réveillée depuis. Son beau père avait fuit, il n'avait laissé aucunes traces, la police était a sa recherche. Quand a son père... il était introuvable. Surement encore partit avec une de ses nouvelles conquêtes, il reviendrait dans quelques mois les bras chargés de cadeaux pour son fils. Mais en attendant, Kai se retrouvait seul pour gérer des problèmes qui le dépassait.

Il aurait du s'en douter, c'était trop beau pour être vrai, trop beau pour durer. Il était monté prendre l'air sur le toit, les autres étaient en cours... Lui il avait séché depuis ce matin. Il avait besoin d'être seul, besoin de réfléchir. Et plus il se posait de questions plus il se disait que la vie était vraiment trop dégueulasse pour un gars comme lui. Il n'y arriverait pas, jamais, il n'était pas fait pour affronter les choses. Il n'avait pas ce courage qui émanait de la plupart des gens, il n'avait pas cette carapace protectrice qui le protégeait du monde. Non... lui il encaissait, et il encaissait mal. Aujourd'hui plus que jamais, Kai encaissait vraiment mal.

Alors il avait choisit de fuir, une fois encore. Il avait longuement regarder les cicatrices de ses entailles aux poignets. Après toutes ces années, les cicatrices étaient encore bien visibles... Et lui rappelaient douloureusement qu'il avait déjà tenté de fuir une fois sans y parvenir. Cette fois, il ne fallait pas qu'on le rattrape, il ne fallait pas qu'on le sauve... il fallait fuir!

Il enjamba la rembarde de sécurité du toit et se retrouva de l'autre côté, s'accrochant à la barre de métal alors qu'il faisait face au vide. C'était haut.. avec un peu de chance ca serait rapidement, au pire il mourrait a l'hopital. Il fallait sauter. C'était marrant... il aurait l'impression de voler pendant quelques instant, d'être libre pendant quelques secondes... avant de n'être plus rien du tout. Il prit une longue inspiration, très longue. Son coeur battant la chamade, comme s'il allait sortir de sa poitrine a tout moment... Et puis... la porte donnant sur le toit s'ouvrit...
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MessageSujet: Re: Quand les yeux se ferment... quand le coeur s'arrête (Libre)   Ven 16 Mar - 14:03

Ce matin Nowaki s’était réveillé plus difficilement que d’habitude et sentait que sa journée n’allait pas être terrible. D’abord les cours du soir, pas forcément ceux qu’il préférait. Et sa soirée de travail ne s’annonçait pas mieux. Il savait que ce soir, il y avait un groupe un peu spécial qui venait manger au restau et il ne l’aimait pas du tout. Ce groupe, composé de quatre types, arrivait en général sur les coups de 21h environ pour partir à la fermeture et pas avant. Des fois, le patron avait même dû les faire partir.

Après sa douche, il n’allait pas vraiment mieux, mais il n’avait pas le choix. Il devait réviser. Il réfléchit un moment et se dit que non, il n’avait pas envie. Il sourit un peu. Si sa mère le voyait faire, elle le gronderait en lui disant que ce n’était pas bien de repousser à plus tard ce que l’on pouvait faire de suite. Il y a longtemps cette phrase l’horripilait, là ça le faisait sourire. Il lui arrivait de repenser à sa mère et en ce moment plus souvent que d’habitude. Il aurait aimé l’avoir avec lui pour lui demander des conseils sur tellement de choses, être guidé, aiguillé…Mais non la vie en avait décidé autrement et il réalisait que sans son boulot, il n’aurait peut-être pas tenu le coup. Enfin, il se ressaisit et décida d’aller dans son lieu préféré pour fumer : le toit. Mauvaise idée….ou pas….

Quand il arriva sur le toit, il ne percuta pas immédiatement. Il ferma la porte derrière lui et se retourna pour regarder aux alentours. Voir s’il n’y avait pas trop de monde. Il voulait du calme, pour réfléchir ? A voir…En faisant son tour d’horizon, il aperçut un adolescent près de la rambarde, mais il n’y prêta pas attention. Il décida d’aller un peu plus loin et sortit une cigarette. Le vent léger l’ennuyait et il se tourna pour le contrer. Et c’est là que son cerveau percuta. L’adolescent n’était pas PRES de la rambarde mais derrière. Nowaki n’eut pas besoin de mode d’emploi pour comprendre. Il savait bien qu’il ne sentait pas sa journée. Mais là, c’était le pompon.
Il alluma quand même sa clope, le jeune n’avait pas l’air prêt à sauter dans la seconde. Mais quand même quoi, rien que le fait d’enjamber cette rambarde laisser présager une mauvaise fin. Nowaki ne savait pas trop comment intervenir, sans faire peur à ce jeune visiblement mal dans sa vie. Oui qui sauterait du haut d’un bâtiment si tout allait bien…Il tira une bouffée sur sa clope et s’avança doucement. Arrivé plus ou moins à hauteur du jeune garçon, les mots ne venaient pas. Quoi dire ? Et finalement il se dit qu’une phrase très con aiderait peut être en enclencher une suite.

"Hum…par cette belle journée…ce serait un peu dommage non ?"

Il espérait juste que l’adolescent prenne le temps de se retourner, ne serait-ce que pour l‘insulter mais au moins il oublierait deux secondes son envie de sauter…et qui sait avec un peu de patience peut-être qu’il ne sauterait pas du tout. En tout cas, Nowaki ne supporterait pas de le voir sauter…ça non.
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Aya Shirogane
Élève de la prépa

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MessageSujet: Re: Quand les yeux se ferment... quand le coeur s'arrête (Libre)   Sam 17 Mar - 10:40

Allongé sur son lit, Aya peinait connecter tous ses neurones et se sentait à nouveau glisser dans le monde du sommeil. Comme si on marchait sur un plan incliné sur lequel on avait fait couler du savon. On avait beau se relever, on tombait et on glissait à chaque fois. Ainsi, Aya dut se battre pour garder les yeux ouverts et se décida, dans un soupir et un grognement, de se lever puis elle se tourna machinalement pour descendre l’échelle. Elle frissonna en sentant le carrelage froid sous ses pieds avant de se diriger vers son armoire. Là elle en sorti son uniforme puis se tourna et attrape ce qu’elle avait besoin pour se doucher. Après un petite sourire en guise de bonjour à Minji – qui semblait tout aussi peu réveillé qu’elle- Aya sorti de la chambre et se dirigea d’un pas lent et nonchalant vers le sanitaire des filles. En y entra, elle lança un « bonjour » pour toutes les filles s’y trouvant déjà et entreprit de se déshabiller, avant de choisir une douche.

L’adolescente alluma l’eau et se plaça en-dessous du jet. Le froid la fit tressaillir, mais aillant l’habitude de ce genre de douche, Aya se détendit rapidement. Les yeux fermés, tête dans la nuque, elle prit un plaisir fou à sentir l’eau sur ses épaules. Si ça ne concernait qu’elle-même, elle serait restée toute la journée sous ce jet d’eau qui lui faisait un bien fou. Sauf que l’eau n’était pas gratuite, qu’il fallait penser à la planète, mais surtout : elle avait cours dans vingt minutes. Alors, soupirant, elle s’empressa de se savonner, de se rincer, de se sécher et d’enfilé son uniforme. Après s’être sécher les cheveux, elle ramassa toutes ses affaires et reparti à sa chambre. Là elle attrapa son sac et ressorti de la chambre, la fermant à clef derrière elle.

Le reste de sa journée de cours sera passé sous silence, étant donné que ce n’était pas important. Ainsi donc, nous allons tout de suite passé au fait qu’Aya avait décidé de sécher les derniers cours et, pour ne pas se faire prendre, elle était allée se réfugier sur le toit. Sauf qu’il y avait déjà deux jeunes hommes sur ce toit. Un qui était derrière la rambarde de sécurité et l’autre qui était devant.

Aya s’immobilisa vivement. Derrière la rambarde ?! Il ne voulait quand même pas sauter non, là, sous ses yeux ? Notre jeune femme hésita à faire demi-tour et partir, ne voulant pas assister à une telle chose. Pourtant, elle resta sur le toit, s’avançant même vers les jeunes hommes. Elle vint se placé de l’autre côté du suicidaire - si on pouvait l’appeler ainsi. Faisant bien attention à ne pas le brusqué au risque de l’effrayé et d’avoir ainsi une bonne dizaine de mètres pour réfléchir à l’avenir du jeune homme, elle le regard d’abord silencieusement, avant de prendre la parole.

« Tu ne vas quand même pas gâcher cette belle journée, non ? » demanda-t-elle d’une voix douce avec le sourire qui allait avec.

Elle venait de dire la même que l’autre étudiant, mais ça elle ne pouvait pas le savoir. D’ailleurs elle lui lança un coup d’œil qui en disait long sur ce qu’elle pensait. Que pouvaient-ils faire ? Trouveront-ils les bons arguments pour l’empêcher de lâcher prise ? Rien n’était sûr. Mais Aya, elle, n’avait aucune envie d’assister à un suicide en direct.
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MessageSujet: Re: Quand les yeux se ferment... quand le coeur s'arrête (Libre)   

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Quand les yeux se ferment... quand le coeur s'arrête (Libre)

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