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 [ch 102] Quelle angoisse les maths !

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MessageSujet: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Mar 22 Nov - 10:32

Haru rêvassait à sont bureau. Il aurait du travailler bien sûr mais ses hormones lui jouaient encore des tours et comme ce n'était pas une damoiselle qui occupait ses pensées, il s'en voulait énormément. Avec les autres étudiants qui partageaient sa chambre c'était le statu quo et il fallait bien reconnaître qu'il se sentait un peu seul. Depuis sa dispute au bar l'été dernier il n'avait plus reparler à Kimihiro, en fait ils s'évitaient consciencieusement. C'était sans doute mieux ainsi ça évitait les conflits qui auraient pu s'envenimer. Kantaro n'adressait que très peu la parole aux autres et Brown ma fois on pouvait se demander dans quel monde il vivait. Du moins était-ce ainsi qu'il les percevait. Mais après tout c'était peut-être lui le problème. Enfin Kimihiro n'avait pas tenté de le défenestrer c'était déjà ça. En fait plus le professeur hantait ses pensées et plus il se sentait morveux d'avoir jouer les moralisateurs. D'un autre côté, est-ce que ce n'était pas le sempai qui déteignait sur lui ? Et si c'était contagieux l’homosexualité ? Non il fallait qu'il arrête de dire et de penser des conneries ! Il se leva pour se dégourdir les jambes et ouvrit la fenêtre pour aérer ses pensées perverses. Il vit des étudiants passer en riant et les envia, il aurait bien aimé avoir cette complicité avec les gars de son dortoir ou même n'importe qui d'autre d'ailleurs. Mais avait-il réellement une personnalité ? Comment faire pour se faire des amis sans ça ? Il regarda son coin et nota une fois de plus qu'il n'avait mis aucun objet personnel, ni poster ni rien. C'était vide. Son père avait-il réussit à en faire un automate qu'on pouvait manipuler ? L'avait-il briser sans même qu'il s'en rende compte ? Dans des moments de déprime comme celui là il aurait répondu oui. Mais demain était un autre jour et un vent de révolte soufflerait à nouveau du moins l'espérait-il. Pour l'instant tout ce qu'il faisait c'était travailler pour améliorer son niveau en vu des prochains examens, exactement ce qu'on lui avait demandé. Mais il n'y avait pas que cela, il se disait que s'il devenait bon en math il attirerait peut-être l'attention de son professeur pour qui il était totalement transparent, sauf lorsqu'il lui disait qu'il était nul. Non mais vraiment quelle idée d'avoir un penchant pour ce genre d'individu totalement antipathique. Il le détestait et en même temps... Non pas sur ce terrain là ! En plus il avait horreur qu'on lui fasse remarquer ses faiblesses. Il avait déjà augmenté son niveau mais ce n'était pas encore assez. Il fallait travailler plus.
Il se rassit et essaya de nouveau de se concentrer sur ses exercices. Les deux premiers ça allait mais le troisième il n'y comprenait rien. Que se passerait-il s'il n'arrivait pas à le faire et qu'il était interrogé dessus ? Rien que cette pensée lui donnait des frissons dans le dos et pas ceux agréables lorsqu'il pensait à ses mains d'homme viril. Il tordit les siennes en désespoir de cause, comme si cela allait lui donner la réponse. Peut-être que s'il allait prier au temple, il recevrait une aide divine... Ouai fallait pas trop y compter.
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Eiji Kimihiro
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Mar 22 Nov - 11:06

Il était en retard.
Sans s'en rendre compte, l'heure qu'il devait passer à la bibliothèque pour finir son exposé de sciences humaines avec son groupe s'était étiré sur l'après-midi entre discussions enfiévrées et recherches studieuses. Ce n'était pas un mal : le travail était maintenant quasiment fini, ne laissant qu'un peu de travail de rédaction qu'ils s'étaient répartis, leur évitant de devoir à nouveau y passer une après-midi infructueuse.
Si cela était bon d'un point de vue scolaire, cela le laissait par contre presque à la bourre concernant le club de Kendo. Et si le retard n'était pas forcément bien vu pour les simples membres, alors pour le président...

Le troisième année entra dans sa chambre dans un magnifique claquement de porte ouverte comme une brute, dans une démonstration parfaite de sa délicatesse habituelle. L'endroit n'était pas vide comme il le pensait : voûté à son bureau, Hashimoto semblait plongé dans ses devoirs avec concentration, à moins qu'il ne soit en train de pleurer sur leur difficulté. Difficile de déterminer avec précision à l'autre bout de la piaule.
Depuis la soirée complètement foireuse des vacances, le nombre de mots qu'ils avaient échangé pouvaient se compter sur les doigts d'une main, les deux garçons s'arrangeant pour s'éviter le plus possible. Quand c'était totalement impossible, Hugh ou Kanta faisaient tampons. Si à son arrivée, Eiji avait presque été désolé que le jeune homme se retrouva coincé avec trois sempais qui se connaissaient déjà bien, ce n'était plus le cas maintenant. Tant pis pour lui.

Le kendoka grogna une salutation avant de balancer son sac sur le lit et d'ouvrir à la voler son armoire pour en sortir un hakama. En règle général, il prenait ses affaires et aller se changer dans le vestiaire du dojo, mais vu le temps limité dont il disposait, il allait prendre une solution annexe. Avec une certaine délicatesse il déposa sa tenue d'entraînement sur le dos de sa chaise et commença à défaire sa chemise d'uniforme.

Traverser le lycée en hakama n'était pas un soucis en soi. Il se sentait suffisamment bien et à l'aise dans ce genre de costume traditionnel pour ne pas être géné par un regard curieux. Et de toute façon, les élèves portant le kimono hors des cours étaient, sans être fréquent, pas complètement rares non plus. Sans oublier tous ceux participants au club de kendo, kyudo, voir d'arts traditionnels, qu'on pouvait voir se promener dans ce genre de tenue entre deux séances de club.

Ce fut donc sans un regard pour le deuxième année qu'Eiji commença à se déshabiller devant lui, l'esprit déjà occupé aux taches dont il allait devoir se charger au club aujourd'hui. Sans oublier de revoir avec son second et les plus expérimentés du club ceux qui étaient disponible et motivés pour l'initiation pendant la fête du sport du lycée, et prévoir un planning pour que tout le monde puisse profiter de la fête sans être toujours coincé au stand, y compris lui : il avait déjà été réquisitionné à plusieurs courses et n'entendait pas se défiler.
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Mar 22 Nov - 12:22

Haru sursauta lorsque la porte claqua. Il eut à peine besoin de se retourner pour voir qui rentrait, c'était Kimihiro et sa délicatesse coutumière. Il essaya de l'ignorer comme d'habitude à part une courte salutation faite toute de politesse, mais le jeune homme avait une telle présence que c'était difficile de faire abstraction de sa présence. Il suivie donc ses mouvements du coin de l’œil. Apparemment Kimihiro était pressé. Il le vit sortir son hakama et le poser sur une chaise. De toute évidence il avait un entrainement et comptait se changer dans la chambre. Haru détourna les yeux, si peu qu'ils soient porté sur le jeune kendoka pour ne pas passer pour un voyeur. Cela aurait été très humiliant d'être surpris en train de mater. Tout à coup une idée dérangeante jaillit. Et s'il lui demandait son aide pour son exercice de mathématiques... Qu'est-ce qui était le pire se faire envoyer sur les roses par Kimihiro qui se ferait un plaisir de le rabaisser ou aller en cours sans avoir finit son travaille. Il savait que O'leary sensei n'aimait pas du tout ça et qu'il ne le raterait pas s'il s'en apercevait. Kimihiro était-il bon en math ? Il ne parvenait plus à s'en souvenir. Il faut dire qu'il ne s'était jamais intéressé à ses résultats scolaires, il ne connaissait que son niveau en athlétisme. Il pourrait aussi demander à Kantaro, lui il était bon c'était sûr, mais aidait-il les kohai, il passait sûrement sont temps à travailler pour avoir d'aussi bon résultats, il le voyait souvent à son bureau. Il se tordit encore une fois les mains, partagé. Il toussota pour s’éclaircir la voix et se retourna presque décidé. Il tomba nez à nez avec le torse de son sempai, qui allait sans doute s'attaquer à son pantalon. Il repointa le bout de son nez dans son livre.

« Heu... je me disais que... peut-être tu étais bon en math... »

Comment continuer. Ce n'était pas facile de demander l'aide de quelqu'un avec qui on s'est disputé. Si encore il avait songé à s'excuser de ses paroles injurieuses mais même pas, il n'avait pas eut le courage de reconnaître qu'il avait tord et que la vie sexuelle des autres ne le regardait pas.

De plus le jeune homme n'avait de toute évidence pas de temps à lui accorder. Il relut encore une fois son énoncé mais celui-ci lui parut toujours aussi abscons.

« Je sais que j'ai eut tord l'été dernier... Et je me disais qu'il serait peut-être temps de passer l'éponge. »

Voilà ça s'était bien, une entrée en matière humble comme il convenait. Il se retourna une fois de plus vers Kimihiro rouge comme une tomate bien mûre. Comment maintenant aborder le problème des maths. Il repensa à son professeur et repris courage après tout il était plus impressionnant que Kimihiro.

« Je me demandais si tu m'aiderais... »

Il montra la page de son livre d'un air défait. A quoi en était-il réduit quand même.
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Mer 23 Nov - 15:37

Son pantalon avait suivi le chemin de sa chemise, dans un pliage que d'aucun aurait pu juger moins soigneux que celui qu'il réservait à son hakama. Hakama envers lequel toute son attention était dédiée maintenant, attachant méthodiquement les liens de son obi pour que les plis retombent nettement. En quinze ans de pratique, il n'avait même plus besoin d'y réfléchir consciemment, reproduisant juste des gestes qui faisaient partis de la préparation à l'entraînement. Qu'il était loin le temps du gamin qui se prenait les pieds dans le hakama dans le dojo ou manquait de le perdre en route !
La voix hésitante de deuxième année figea le mouvement d'Eiji au moment où il allait compléter le noeud, l'embrouillant au point de ne plus savoir où il en était. C'était à lui qu'il venait de parler ? Un mouvement de tête vers la porte lui confirma que celle-ci était toujours fermée et que ni Hugh ni Kantaro ne s'étaient matérialisés comme par magie dans leur chambre. Donc, c'était bien à lui qu'il posait la question. Le kendoka se força à se concentrer à nouveau sur son hakama pour accomplir correctement le noeud avant de répondre à l'autre garçon, sous peine de l'envoyer promener dans les grandes largeurs. Lui demander son aide – pardon, tout simplement lui parler civilement – après le fiasco de la dernière soirée où ils s'étaient croisés ? Eiji s'était vu coller des droites pour moins que ça.

Heureusement pour son cadet, le laps de temps nécessaire à nouer sa tenue de combat fut le même qu'il fut nécessaire à l'autre garçon pour lâcher des excuses hésitantes. Réelles ou parce qu'il avait juste besoin d'aide à cet instant et n'avait personne d'autre sous la main ?

Sa tenue complète, Eiji se retourna et croisa lentement les bras sur la poitrine, le regard peu amène. Si le sportif avait déjà une belle carrure avec un débardeur et un short d'athlé, la tenue traditionnelle du kendoka ne faisait que mettre en valeur les épaules carrées qu'il entretenait avec un soin masochiste, lui donnant un aspect on ne peut plus inquiétant. Aspect qu'il ne cultivait pas en tant que Président du club de Kendo, trop intéressé au bien-être de ses kohais, mais qui pouvait se révéler pratique à d'autres moments.

" Tiens, tu t'es rappelé de t'excuser parce que t'avais des maths à faire ? Et quand tu auras fini tes équations tu recommenceras à me snober ? "

Même s'il avait pu l'aider, il n'était pas dit que le troisième année le fasse. Habituellement peu rancunier, le fait qu'il n'ai jamais réellement pu vider l'abcès face à l'autre garçon n'aidait pas. Sans oublier le petit détail que l'autre avait frappé en plein là où ça faisait mal, sur la vulnérabilité qu'il tentait tant bien que mal de cacher. Quelque part, il avait encore quelque chose à prouver face à Hatsuharu.
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Mer 23 Nov - 17:03

Haru attendait patiemment sa réponse, mais l'autre ne semblait pas vouloir lui en donner une. Il continuer ses nœuds comme si de rien n'était. Il commença a se retourner vers ses devoirs lorsque enfin Kimihiro daigna répondre. Il était impressionnant comme ça debout revêtu de son hakama mais il en fallait plus pour impressionner Hatsuharu. Lui aussi se leva pour ne pas avoir l'air d'être en infériorité. Il encaissa la réponse sans montrer vraiment d'émotion. A quoi s'était il attendu ? Évidement que le jeune kendoka l'envoyait sur les roses. Il l'avait bien mérité il en était conscient mais de là à le redire... N'avait-il pas suffisamment prit sur lui pour s'excuser ! Franchement l'autre aussi pourrait un peu y mettre du sien.

« Je n'ai pas l'habitude de m'excuser. Tu devrais être heureux que je le fasse. »

Bon d'accord c'était un peu intéressé, sans doute aurait-il laissé les choses en l'état s'il n'avait pas eut besoin d'aide. Mais qu'est-ce qui lui avait prit de demander ça à cet tête de lard !

« Cette ambiance n'est bonne pour personne tu dois bien le reconnaître... Et non je ne compte pas recommencer à te snober. »

Comment aurait-il pu alors qu'il souffrait du même mal. Il repensa un bref instant à son professeur de math et commença presque à hyperventiler. Il ne pouvait pas aller en cours avec son exercice en suspend.

« Je comprends que tu n'ais pas envie de m'aider. Je n'est pas été très adroit ni très sympa. Mais l'important c'est que je me soit rendu compte de mon erreur non ? »

Qu'est-ce qu'il voulait de plus franchement. Il ne pouvait pas s'excuser d'avantage. Surtout qu'il pensait toujours qu'être attiré par un homme était anormal. La différence c'est que maintenant il était tout aussi anormal que Kimihiro. Mais bon ça il n'avait pas besoin de le lui dire. Il cachait farouchement son béguin et il espérait bien que personne ne s'en était aperçu. Il aurait trop honte de devoir l'avouer. C'était tellement pathétique. Tout dans sa vie était pathétique, y avait qu'à voir les excuses qu'il était en train de présenter à ce m'as tu vu. Il n'y avait qu'à voir la façon dont le kendoka se tenait, sûr de son bon droit et persuadé d'en imposer.

« Si tu ne veux pas m'aider n'en parlons plus. »

Après tout il pouvait tenter de demander à Kantaro ce ne serait pas pire. En réalité il devait bien avoué qu'il en avait marre de cette ambiance de merde et qu'il aurait aimé vivre en bonne entente le reste de sa scolarité. Il s'était retrouvé coincé au milieux de sempai et cela n'avait pas était évident à gérer pour lui. Mais si Kimihiro voulait continuer comme ça, il n'allait pas s'écraser d'avantage.
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Mer 23 Nov - 18:51

Mais pour qui se prenait-il ce petit con de deuxième année ? Il aurait du accueillir ses excuses comme une bénédiction et le remercier de lui tendre la main pour créer un lien entre eux, au milieu des oiseaux qui gazouilleraient et des petites souris qui chantaient ? Ca lui rappelait un cours de sciences humaines qui avait abordé le thème des différentes religions, avec la chrétienne d'occident qui pronait de tendre l'autre joue. Sans surprise, le concept ne plaisait pas beaucoup au kendoka.

" Ben voyons. C'est sur que tes excuses et ton approbation ont tellement de poids et d'intéret dans ma vie."

Le sarcasme n'était pas son point fort, mais il ne s'en sortait pas trop mal pour une fois. Avoir attendu parler Kantaro à certains conseils auxquels il avait du assister en tant que président de Club avait du énormément aider en ce sens.
Même debout en face de lui, Hashimoto n'avait rien de très impressionnant, un gabarit en dessous d'Eiji. Etait-ce cela, ou le fait que l'autre vive dans la même chambre que lui qui retenait ses poings et l'empéchait de simplement le frapper pour régler une conversation qui semblait tourner en rond ? Qu'importe, il voulait bien essayer de communiquer, même si son ton devait laisser croire le contraire.

" De toute façon, à quoi ça sert ? D'ici quelques temps tu vas te foirer et encore faire un lapsus sur les dépravés et on en sera reparti au même point. "

Pour être un homophobe repenti était à la fois très mal et très bien placé pour parler. Ce petit malaise qui poussait à agresser pour mieux se cacher... Certes, ce n'était pas la peine de reporter son problème sur tout le monde : Hashimoto était surement juste un peit abruti qui tentait de bien prouver sa virilité en tapant sur ce qui lui semblait moins virile que la moyenne. Et avec une once de honte, Eiji ne pouvait que concéder qu'il avait du mal à accepter que l'homosexualité ne réduise pas néant ses capacités d'homme.
Rien pour lui donner envie de faire un pas en avant dans la direction de l'autre.

Eiji finit par hausser les épaules, concédant quelque chose sans vraiment réaliser quoi. Une envie inconsciente de ne pas se battre avec quelqu'un qui se comportait comme il l'avait fait ? La réponse était un peu vexante si c'était le cas.

" De toute façon, je ne pourrai jamais t'aider en maths. Mieux vaut que tu vois ça avec Kanta."
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Jeu 24 Nov - 9:31

Ha le chameau ! Il lui faisait des excuses et voilà ce qu'il en faisait. Haru n'était pas un spécialiste de l'ironie lui préférant la franchise mais il reconnaissait le ton lorsqu'il l'entendait. Il serra les poings avec la furieuse envie de lui en balancer une tout costaud qu'il soit. Puis la dérision de la chose lui apparut, ils se trouvaient comme deux coqs de combat alors que tout ce que voulait Hatsuharu de prime abord était de faire la paix. Que faire ?
Céder à sa pulsion serait mal venue d'une part parce que ça ne cadrait pas avec ce qu'il avait prévu, et il détestait lorsque ça ne marchait pas comme il l 'avait prévu, mais aussi parce que malgré ses quelques années de karaté le combat risquait d'être épique. Kimihiro avait une bonne réputation en tant que kendoka. Et pire il avait de bonnes chances de se faire battre. A ce serait le pompon se faire castagner par un homo ! Et voilà en fin de compte Kimihiro n'avait pas tord il était susceptible de déraper à n'importe quel instant. Il baissa la tête, se passa la main dans les cheveux puis soupira.

« Je ne peux pas te donner tord, mais j'essaie de changer je t'assure. »

Pourquoi est-ce qu'il lui disait ça ? L'autre n'en avait sûrement rien à faire. Il devait quand même essayé d'arrondir les angles puisque c'était lui qui avait tout déclenché. Il repensa à O'leary sensei... L'aurait-il traité de la même manière que lui avait traité les homo par le passé ? Et qu'aurait-il ressenti ? A n'en pas douter une grande honte mais aussi une grande douleur. Bon les choses n'était pas tout à fait pareil avec son sempai puis qu'il n'y avait pas d'attirance entre eux, mais quand même ça l'avait atteint pour qu'il soit aussi désagréable des mois après. Peut-être aurait-il du faire le premier pas un peu plus tôt mais il ne se sentait pas près. Il avait bataillé avec lui comme un fou quand il s'était aperçu que ses penchants penchaient de plus en plus. Il avait pensé se dégoter une petite amie pour détourner son attention mais l'inutilité de cette mesure lui était apparut dans toute sa splendeur. Avant cela pouvait marché puisqu'il n'était attiré par les hommes que dans leur globalité, il pouvait nier. Mais franchement quand on se surprenait à griffonner un nom masculin sur ses feuilles (qu'il avait brûlé pour plus de sécurité) on pouvait guère continuer à se bercer d'illusions. Il ne pouvait tout de même pas avouer cet horrible penchant juste pour faire la paix avec Kimihiro,pas question. Ça resterait enfouie en lui jusqu'à ce que mort s'en suive. Après tout s'il voulait continuer à lui battre froid livre à lui.

« Tu as raison il vaut mieux que je demande à kantaro. Néanmoins j'aurais vraiment apprécié que notre relation soit moins tendue. Je ne suis pas quelqu'un de facile j'en ai ben conscience mais tu dois reconnaître que toi non plus. »

Il relâcha ses poings et toute tension disparut. Il se leva et tendit sa main au jeune kendoka.

« Que dirais tu d'essayer de repartir sur de bonnes bases ? »

Alors là il ne pouvait pas faire plus. Il aurait sa conscience pour lui si le jeune homme l'envoyait balader une fois de plus.

« J'essaierais d'oublier que t'es homo. »

Et voilà comment on détruit un si beau plaidoyer aussi bien intérieure qu’extérieure. Ce ne se voulait pas méchant mais juste hatsuarurien.
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Eiji Kimihiro
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Jeu 24 Nov - 17:49

Difficile de garder son calme face à l'autre. Eiji n'avait jamais été d'un naturel à se contrôler, et Hashimoto mettait ses nerfs à rude épreuve. Pourquoi faisait-il ça déjà ? Pour le bien-être de la chambrée ? Il n'avait pas fait autant d'effort face à Kantaro, les choses restant tendues jusqu'à ce que les deux garçons se tapent franchement dessus. Mais l'idée de l'issus – un court séjour à l'hopital – fut comme une douche froide.

Pendant une longue minute, il observa l'autre garçon en faisant preuve d'un calme qu'il était loin de ressentir. Il était même en train de lever la main quand le seconde année conclut son discours d'une manière qui fit nettement retomber la main d'Eiji contre son hakama. Entre choc et rire, plus proche du second tellement la phrase avait été balancée de manière naturelle, mais le premier ravivant bien vite son agacement.

" Oh te donne pas cette peine hein, je vais plutôt oublier que t'existes ça nous facilitera l'existence. T'inquiètes pas, homo ou pas, j'en ai rien à battre de ton cul."

Le ton d'Eiji contenait plus de lassitude que d'emportement véritable, comme si ce dernier avait été soufflé devant le côté comique de l'affaire. Mieux valait en sourire que repeindre les murs de la chambre en écarlate, non ?
En fait, il y avait bien un kami qui se foutait de sa gueule quelque part, qui avait prévu son colocataire et la discussion qui allait en découler, se débrouillant pour qu'ils restent en tête à tête à un moment ou un autre. Il aurait pu faire pire, et faire de Hugh un témoin de cette conversation : le blondinet se serait foutu de sa gueule des semaines en les écoutant. Dette karmique, ou un truc du genre.

" Tu sais habituellement je suis plus connu pour être une brute qui fait du kendo que pour être une folle qui danse sur les tables, mais tu fais comme tu veux. "

Il était même plutôt connu pour ne même pas parler de sa sexualité si on le torturait dans les vestiaires avec des plumes ou des serviettes mouillées. Se retrouver à s'en défendre était une nouveauté – du moins dans ce sens- Jiro serait surement fier de lui quand il lui raconterait l'incident, comme quand il lui avait raconté celui du bar. Et fier qu'il n'ai frappé personne comme la dernière fois. Et si son amant lui redisait une seule fois que son self-control était signe de maturité, il le mordait.
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Ven 25 Nov - 10:33

Kimihiro avait refusé de lui tendre le main... Qu'à cela ne tienne. Il baissa la sienne également.

« Encore heureux que tu n'en ais pas après mon cul ! »

Cela aurait pu paraître agressif mais en fait c'était dit sur le mode de l'humour.

« Avec tous les culs masculins qu'il y a dans l'école il y a déjà fort à faire. »

En fait il se rendait compte petit à petit que ça ne le dérangeait pas qu'on mate son cul tant que c'était de loin. Il y avait déjà un progrès notable. Il se demandait quelle tête ferait son professeur s'il s’apercevait que lui regardait le sien avec convoitise, rêvant de passer ses mains sur ses fesses musclées. Il lui taperait la tête sur le bureau jusqu'à ce qu'elle s'ouvre et qu'il puisse lui nettoyer le cerveau avec une brosse à chiendent ! Oui surement.

Il se retourna et regarda par le fenêtre de nouveau. Il faisait gris et cela le rendait un peu mélancolique. Il se rendait compte qu'en dehors de ses devoirs il avait réellement souhaité faire la paix avec le jeune kendoka. Peut-être espérait-il qu'un jour ils soient suffisamment proches pour lui confier son trouble. Le jeune homme avait sûrement des réponses même si Hatsuharu n'était pas certain de connaître les questions.
Là il se sentait seul avec ses émois qu'il ne concevait que difficilement. Mais pourquoi la terre s'était t-elle mise à tourner à l'envers. Jusqu'ici il était sûr de ses convictions. L'homosexualité était mal point barre. Restait qu'à s'en tenir éloigné. Mais voilà la vie n'était pas toujours si simple. Il posa son front contre le carreau un peu froid. La buée dessina un nuage et il fut tentant d'écrire dessus. Il commença à former un c puis effaça tout.
Ce que disait Kimihiro n'était pas faux non plus les homos n'étaient pas tous des folles dansant sur la table. Le jeune homme était viril et d'autres sans doute comme lui. Il fallait qu'il arrête les clichés, c'était d'une bêtise suprême et il espérait bien ne pas être bête. Il était temps d'évoluer s'il ne voulait pas s'encrouter dans des idées aussi folles.

« En effet je te vois mal sur une table montrant tes charmes. »

C'était dit avec un sourire en coin. Il se retourna.

« Tu dois être très en retard maintenant, j'ai pris beaucoup de ton temps. »

Il se rappelait maintenant que Kimihiro avait semblé pressé lorsqu'il était rentré.

« Excuse-moi. Si jamais tu changes d'avis et que tu me tends la main, sache que moi je ne la refuserais pas. »

Après tout il était peut-être entouré d'homos dans sa chambre, car Kantaro semblait très empressé auprès de Hugh. Il secoua la tête, voilà qu'il voyait des homos partout. D'un autre côté il allait un jour se retrouver la tête dans les toilettes s'il continuait à être aussi con , et qu'ils se révélaient tous homos. Quand même quatre dans une chambre ça faisait beaucoup ! Il avait beau essayé de se dérober à l'idée de sa propre homosexualité il était bien obligé de reconnaître qu'on n'est pas attiré par les hommes si on n'est pas homo. CQFD. Donc il se comptait dans le lot.
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Eiji Kimihiro
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Ven 25 Nov - 19:40

Eiji esquissa un sourire, plus sincère, alors que l'atmosphère de la chambre s'allégeait notablement avec les efforts des deux garçons. C'était peut être possible ? Ils y avaient bien réussi Hugh, Kanta et lui, en partant sur des bases encore pire – parce qu'il n'avait su retenir ses poings depuis le début – Alors avec l'autre garçon, qui certes n'avait pas plus la langue dans sa poche que Hugh...
Malgré son caractère irascible, Eiji restait quelqu'un d'agréable à vivre et très sociable dans ses bons jours. La solitude des intellos derrière son bureau n'était pas faite pour lui. La rancune n'était quelque chose qu'il gardait que quand la rage n'avait pas été complètement évacuée. Mais le faire par une discussion plus ou moins saine, voilà qui devenait une nouveauté.

" Non, effectivement, mes atouts, je les montre plus au kendo. "

Le ton s'était fait plus doux et modéré, sur le versant amusé plutôt que de celui du défi. Force était de constater que c'était la vérité : il était plus connu pour ses faits guerriers que ceux de séducteur, danseur, ou tout autre activité qui aurait pu remettre en cause une part de sa virilité, et ce n'était d'ailleurs pas un hasard, même si ce n'était pas à Hashimoto qu'il confierait un pareil secret.

Il avait du mal à savoir ce que voulait vraiment l'autre, ce qu'il cherchait à dire. Il n'était pas fin psychologue, et en tout honnêteté, pas suffisamment intéressé par lui pour prendre le temps et la patience de discuter un peu plus comme il l'avait fait avec Hugh quand il avait senti l'autre garçon à cran.

" Tendre la main je sais pas... mais on peut toujours se retrouver au terrain d'athlé pour un petit entraînement."


Manière qui lui convenait beaucoup plus pour enterrer la hache de guerre. Avec un échappatoire pour laisser échapper la tension qui ne manquerait pas de s'accumuler et de quoi occuper ses muscles, Eiji était toujours plus simple à vivre. N'était-ce pas ainsi qu'il avait réussi à créer un semblant de relation stable avec Nakamura sans chercher à étriper régulièrement l'autre adolescent ? Il fallait savoir trouver ses avantages ou inconvénients et les mettre de son côté sur les terrains qui le permettait.
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Sam 26 Nov - 11:55

Bizarrement il s'était installé une certaine sérénité dans la chambre. Ce n'était pas gagné au début. Mais le sourire de Kimihiro laissait présager d'une meilleur entente.

« Je ne t'ai jamais vu mais j'ai entendu dire que tu n'étais pas mauvais au kendo. »

De fait certaines filles se pâmaient lorsque l'on parlait de kendo et de Kimihiro. Finalement c'était d'un drôle maintenant qu'il connaissait les penchants du jeune homme. Mais celui-ci était très discret, jamais même depuis qu'il savait, Hatsuharu ne l'avait vu avec quelqu'un. Il se demandait bien d'ailleurs qui pouvait faire battre le cœur du kendoka. Lorsqu'il ne faisait pas la gueule il était plutôt sociable et agréable, donc il devait bien avoir un amoureux... Bof après tout quel intérêt de le savoir, si ce n'était une curiosité malsaine. Il aurait bien aimé demander des détails sur la sexualité homosexuel au jeune homme mais ils n'étaient pas encore assez avancé dans leur relation. Bien sûr la théorie il la connaissait il n'avait pas vécu dans une grotte, mais qu'est-ce qu'on ressent la première fois avec un homme... Lui n'avait même pas eut de première fois avec une femme, qu'en aurait-il fait d'une jeune fille.
Il revint à la conversation lorsque Kimihiro parla de terrain d'athlétisme. Il lui parlait selon son cœur là. Il n'était pas mauvais en sport et une compétition avec quelqu'un de bon aussi pouvait certes l’intéresser.

« Oui pourquoi pas. Quand tu auras un moment fais moi signe je ne serais pas contre quelques tours de piste ou de saut. »

Il savait que même si le jeune homme était meilleur il ne démériterait pas lui Hatsuharu. Il avait même une petite chance de le battre. Il avait fait d'énormes progrès en athlétisme, plus qu'en math en tout cas. Mais apparemment les maths n'étaient pas la tasse de thé de Kimihiro non plus, maintenant il le savait. Pourtant il avait déjà du faire le programme... De toute évidence il n'avait pas envie de s'y replonger. Qui l'aurait fait d'ailleurs à part peut-être Kantaro. C'était sans doute le seul dans tout le bâtiment à passer autant d'heures que lui à son bureau, voir plus.
Il laissa trainer un regard désespéré sur ses devoirs. Il n'avait plus qu'à attendre que son autre sempai rentre. Pourvu qu'il ait du temps à lui consacrer. Ce n'était pas évident on ne pouvait pas dire qu'ils étaient proches même si cela clacher moins qu'avec Kimihiro.

« Moi aussi je préfèrerais avoir un entrainement ce soir que devoir plancher sur mes maths. »

Au moins ils avaient un point commun. Sauf que haru se sentait obligé de bosser pour épater son prof ou du moins ne pas susciter son acrimonie. Ce n'était jamais une bonne chose de tomber dans la ligne de mire de O'leary. C'était une tête à n'en pas douter mes sa pédagogie laissait à désirer.
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Eiji Kimihiro
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Dim 27 Nov - 10:41

Pas mauvais ? Il aurait presque mal pu prendre la phrase si elle n'était pas venue d'un complet néophyte qui n'aurait même pas été fichu de trouver le bon bout du mauvais d'un shinai. Il ne pouvait guère attendre de ce genre de personne de pouvoir jauger du niveau d'un autre, n'est-ce pas ?

" Je ne suis pas Président du club de Kendo par hasard on va dire."

Même s'il était le premier à reconnaître que les performances pures n'avaient pas grand chose à voir avec la gestion de l'équipe et des entrainements. Bien sur, elles étaient nécessaires pour savoir aider les autres et dans quel sens aller mais... Encore des subtilités qu'il aurait été bien en mal de discuter avec un autre qui ne connaissait pas assez bien le kendo. Discussions qui lui manquaient par ailleurs. C'est dans ces moments qu'il se demandait s'il n'avait pas envie d'aller voir dans un dojo privé pour se trouver un maître et continuer sous sa férule. Pour le moment, seul le soucis du temps, encore et toujours, l'avait retenu. Comment conjuguer les clubs, les cours, ses week-end et encore une activité en dehors du lycée ?

Un coup d'oeil sur le réveil de son bureau suffit à le faire grimacer. En traversant le lycée au pas de courses, il avait juste assez de temps pour arriver juste à l'heure au club. Un cran en deça de son habitude qui le faisait arriver avant tout le monde au dojo, mais il ne pouvait en demander plus en cet instant.
Le jeune homme passa nerveusement la main dans ses cheveux. Abandonner la conversation alors qu'elle prenait une tournure plus agréable n'était pas sympa, mais le kendo passait avant tout. Pour ses responsabilités envers les autres mais aussi pour sa propre passion. Le plaisir de l'arme entre ses mains, du choc des lames entre elles, d'épier un adversaire dont il ne voyait pas les yeux au travers de son casque, pour bouger à la dernière seconde, poussé par l'adrénaline... Que demander de plus ? Il aurait pu parler des sensations qu'il avait découvert dans les bras d'un amant, mais il préférait ne pas mélanger les deux choses. Pas encore du moins.

Loin d'imaginer les pensées d'Hashimoto à son égard – s'il n'avait que serait-ce envisagé que l'adolescent avait envie de lui poser des questions plus... intimes, il y aurait eu longtemps qu'Eiji aurait fui vers des lieux plus sereins pour sa santé mentale – Eiji esquissa un sourire en regardant les feuilles abandonnées sur le bureau de l'autre. Nul doute que O'Leary s'était encore acharné à refiler des tas d'exercices tous plus incompréhensibles les uns que les autres.

" Y'a un entraînement au club d'athlé tout à l'heure, en début de soirée. Ca sera marrant en nocturne. On se retrouve la-bas, du moins si tu as survécu à tes maths ? T'auras surement besoin de ça pour te remettre, O'Leary est un sale vicieux. Il doit prendre son pied avec ce qu'il nous fait subir. Je dois y aller, à plus tard. "

Sur un dernier signe de tête, Eiji se dirigea vers la porte, rompant sur un pas de courses sitôt celle-ci refermée derrière lui, l'esprit déjà loin de Hatsuharu, concentré sur le kendo à venir.
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Dim 27 Nov - 13:57

Évidement il fallait qu'il fasse remarquer qu'il était président. Enfin autant ne pas en tenir compte, d'ailleurs Kimihiro ne lui en laissa même pas le temps. Il lui proposa un rendez-vous sur le terrain à la nuit tombée, que Haru s'empressa d'accepter et le jeune homme disparut. Bon à sa décharge il fallait dire que le jeune kendoka était sûrement très en retard maintenant à cause de lui.
Et voilà il se retrouvait à nouveau seul face au dragon nommé mathématiques. L'ennui c'est qu'il n'avait rien d'un chevalier.
Il regarda autour de lui, bêtement comme ça. Examinant le coin de chacun. Avec tout le travail qu'il avait franchement... Allez courage il fallait essayer de s'y remettre. S'il ne parvenait pas à faire les maths il devrait faire l'anglais ça ce serait vite fait les doigts dans le nez. Enfin s'il n'y avait rien de retors dans le boulot que leur avait donné leur prof.
Il ferma son cahier de maths d'un claquement sec puis se concentra sur l'anglais. Ça lui mis du baume au cœur, tout de suite il se sentit moins nul. Seulement au bout d'une petite demi heure il fallut revenir aux maths. Peut-être qu'il pourrait manger une petite barre chocolatée avant comme ça histoire de se donner des forces. En général il évitait de manger des sucrerie devant les autres, ça manquait trop de virilité mais là il était tout seul.
Il se leva et farfouilla dans son armoire là où se trouvait sa réserve secrète. Il constata qu'il ne lui en restait plus beaucoup, faudrait qu'il retourne en acheter. Au centre commercial, c'était plus anonyme.
Il s’empiffra finalement de trois barres, quand il était stressé il fallait qu'il mange sucré. N'était-ce pas un trait typiquement féminin ça ? Ce n'était pas le moment d'y penser, puis il s'en fichait. Ça ne pouvait pas être pire que fantasmer sur son professeur.
Assis à sa table il était donc là les doigts tout barbouillés de chocolats qu'il suça avec délectation, c'était presque le meilleurs moment. Ho que c'était délicieux quand même, rien ne valait le chocolat pour soigner un coup de blues. Il se délectait tellement qu'il n'entendait plus les bruits extérieures. Il n'y avait plus de va et vient dans les couloirs. Heureusement qu'il courrerait ce soir pour éliminer parce qu'à ce train là il allait se faire traiter de bouboule par ses camarades de classes pas toujours très charitables.
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Kantaro Fugiwara
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Lun 28 Nov - 10:57

S'il y avait une seule chose que Kantaro détestait dans le travail scolaire, c'était bien les travaux de groupe. Et encore plus quand les groupes étaient imposés. Lorsqu'il avait le choix, il pouvait au moins se mettre avec ses deux amis ou bien avec des élèves qu'il savait sérieux. Mais les groupes imposés... on pouvait tomber sur tout et n'importe quoi...
Kantaro lança un regard noir au garçon assis en face de lui. C'était le profil de collaborateur le plus détestable de tous : celui de l'individu qui estimait que si le premier de la classe était dans son groupe, il n'avait pas besoin de fournir le moindre effort. Dommage pour lui, le délégué était très loin d'être du genre à travailler à la place des autres, et encore plus loin d'être aimable face à une telle situation. Heureusement que les deux autres membres du groupes étaient plus volontaires, ça aidait presque à faire passer la pilule...

Après plus d'une heure et demie de travail, Kantaro répartit les tâches, en donnant volontairement une plus ardue au fainéant de service - s'il ne voulait pas bosser, il allait l'y obliger -, et quitta avec soulagement la bibliothèque. Le travail de groupe n'était définitivement pas sa tasse de thé. Le jeune homme fit un détour par la salle du conseil des élèves pour y prendre un dossier - travailler sur l'organisation du prochain évènement lui changerait sûrement les idées -, avant de gagner sa chambre.

La porte glissa silencieusement sous le geste mesuré que le président des élèves lui imposa. Il pénétra dans la chambre et referma la porte dans un même mouvement, avant de relever le nez pour s'intéresser à ses éventuels occupants. A vrai dire, il ne s'attendait pas à y trouver qui que ce soit vu les activités de club de ses amis. Il n'y avait que le deuxième année dont il n'était pas toujours certain de l'emploi du temps. En l'occurrence, c'était justement le seul occupant des lieux, qu'il salua discrètement.

Discret, studieux et peu bavard, Hashimoto lui ressemblait en bien des points. D'ailleurs, Hugh n'avait pas été long à lui en faire la remarque d'un ton légèrement moqueur, réussissant à le faire rougir un peu. Pour l'heure, son cadet semblait finir de se délecter d'un encas quelconque, vu l'application qu'il mettait à se lécher les doigts. Cette vision fit se réveiller son estomac et Kantaro jeta un œil à son portable pour vérifier l'heure. Ah oui, tout de même... Il avait vraiment passé du temps à la bibliothèque...
Le jeune homme gagna son espace personnel et ouvrit un tiroir de son bureau pour en sortir une barre de céréales. Songeur, il déposa son sac de cours sur son bureau, avant de changer d'avis et de s'installer sur la table basse au milieu de la chambre avec le dossier récupéré un peu plus tôt.
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Lun 28 Nov - 14:05

Hatsuharu sursauta un peu lorsqu'il se rendit compte qu'il n'était plus seul. Perdu dans sa dégustation il avait oublié l'espace et le temps, fallait bien compenser lorsque l'on ne pratiquait pas le sexe. Le second néanmoins aurait été meilleurs pour sa ligne. Il était presque sur que son pantalon lui serrait un peu plus qu'à l'ordinaire. Non il se faisait des idées, il faisait beaucoup de sport quand même.
Apparemment Kantaro fut pris d'une petite faim lui aussi. Il s'installa à la table et non à son bureau. Il y avait peut-être une ouverture possible puisqu’il n'était pas occupé. Le jeune homme hésita un moment, puis se jeta à l'eau. Il vint s’asseoir en face de, il l'espérait, son futur sauveur. Après tout c'était le rôle des sempai de s'occuper des plus jeunes. Hatsuharu avait en plus la chance d'avoir une grosse tête dans sa chambre c'était une aubaine. Il examina le visage de Kantaro mais comme d'habitude ne pu rien en déduire. Il avait un visage neutre, un peu froid. Mais bon lui aussi la plupart du temps. Et lorsqu'on lui demandait de l'aide pour les devoirs il ne refusait pas. Après tout cela le faisait réviser au pire.
Il se gratta la gorge, un peu mal à l'aise. Il n'avait pas besoin de demander le concours de qui que ce soit habituellement. Si Kantaro acceptait il serait redevable et il n'aimait pas tellement ça. Mais l'idée d'aller en cours sans son exercice il l'aimait encore moins.

« Heu... Je me demandais si tu étais occupé Fugiwara sempai... Parce que si ce n'est pas le cas, peut-être accepterais tu de m'aider en math ? »

Voilà c'était sortit, ce n'était pas la mer à boire après tout. S'il avait demandé à Eiji il pouvait demander à Kantaro. Personne ne pouvait l'humilier plus que Eiji. Enfin c'était à espérer. Après tout les trois sempai s'entendaient bien, peut-être Eiji leurs avait-il fait part de leur algarade au bar. D'un autre côté Eiji avait-il vraiment envie de se vanter d'être homo. Franchement qui en serait fière ? Lui en tout cas buvait sa honte comme Socrate avait bue la ciguë.
Il regarda Kantaro plein d'espoir. Après tout c'était un bosseur, comme son sempai. Ce qui était ennuyeux c'était les feignants qui essayaient de vous faire faire leur travail sous prétexte que vous avez des facilités dans tel ou tel domaine. Ce n'était pas son cas Kantaro le savait. Ils se retrouvaient souvent à travailler à leurs bureaux alors que les autres profitaient plus de la vie. Souvent la chambre était silencieuse avec seulement Kantaro et lui. Dans ces moments on entendait que le bruits des feuilles qui tournent.

« O'leary nous a donner encore un de ces exercices dont il a le secret et franchement j'ai pas envie de me pointer demain avec mon exercice pas fait. Ça fait des heures que je planche dessus. »
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Kantaro Fugiwara
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Mar 29 Nov - 11:53

Le dossier fermé déposé sur la table basse, Kantaro défaisait tranquillement la barre de céréales de son emballage, toujours aussi peu pratique. Le jour où les entreprises créeraient un emballage facile à défaire n'était pas encore venu. Sans doute le coût de conception d'une telle chose n'en valait-il pas la peine pour le moment. En attendant, le jeune homme dut faire usage de la force pour obtenir sa pitance. Oh ! Peut-être cette histoire d'emballage était-elle une obligation d'un quelconque organisme de santé pour prévenir l'obésité et autres inconvénients liés au grignotage ? Si l'idée relevait de la pure élucubration, elle eut le mérite d'amener un demi sourire presque amusé sur les lèvres de l'adolescent tandis qu'il croquait avec satisfaction dans la barre.

Un mouvement dans son champ de vision tira Kantaro de ses pensées vagabondes. Ce fut avec une once de surprise qu'il vit son cadet s'installer face à lui, l'air à la fois déterminé et inquiet - l'air d'une personne qui tient absolument à demander quelque chose mais qui n'est pas certain de l'obtenir -. Enfin, du moment que ça n'avait pas trait à son statut de président des élèves, il était disposé à l'écouter. Disposition qu'il tenta de faire comprendre en s'abstenant de réactions pouvant être interprétées comme négatives.

Kantaro ne put cependant retenir un haussement de sourcil à la demande inattendue. C'était bien la première fois qu'Hatsuharu faisait ouvertement montre de difficulté scolaire. Etonnant, depuis le temps qu'ils vivaient ensemble. De ce qu'il en savait, le jeune homme s'était retrouvé troisième de sa classe aux derniers examens. Une position tout à fait honorable et sans réelle surprise vu le temps qu'il passait à étudier. En revanche, il ne se souvenait plus de son score exact, mais il ne devait pas être mauvais. Surprenant, donc, qu'il vienne quémander de l'aide. Mais peut-être pas tant que ça. Il visait sans doute la première place pour le second trimestre.

" Je n'ai rien d'urgent dans l'immédiat. Par contre, je préfère qu'on reste sur cette table, si ça ne te dérange pas. C'est plus pratique que derrière un bureau pour travailler à plusieurs. "

D'un geste tranquille, Kantaro déplaça sur le côté le dossier qu'il comptait étudier. Il aurait largement le temps plus tard. Venir en aide à un kohai était tout de même plus important. Et pour une fois qu'Hashimoto demandait quelque chose...
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Mar 29 Nov - 13:55

Kantaro se battait avec sa barre de céréales mais d'après son visage il n'était pas totalement inaccessible. Il lui en donna la preuve en acceptant de l'aider visiblement de bonne grâce. Haru poussa un soupir de soulagement que l'autre du sûrement entendre. Avec un sempai comme Fugiwara ce serait plus facile à comprendre cet exercice tordu.

« Non non la table ça me va, c'est vrai que c'est plus pratique. »

Il aurait travaillé sur le dos d'un chameau si on lui avait demandé du moment qu'on pouvait l'aider. Kantaro fit le vide sur la table tandis qu'Hatsuharu allait chercher son cahier, son livre, quelques feuilles de brouillons et un crayon papier. Il allât tout déposer sur la table puis se rappela qu'il avait oublier la gomme. Il allait sûrement en avoir besoin. Il ne fallait pas compter sur Kantaro pour faire son travaille à sa place, d'ailleurs il n'en avait pas l'intention. Il espérait bien avoir compris à la fin des explications.
Il tendit son livre ouvert au sempai, puis d'un doigt lui montra l'exercice avant de retourner chercher sa gomme et de revenir. Il s'installa sur le côté pour qu'ils puissent suivrent ensemble.

« C'est celui là. Comme tu vois il en a pris un bien compliqué. J'ai déjà fais les deux du dessus, t'as qu'à regarder si c'est ça mais je pense que oui. Il n'y a qu'avec le troisième que je rame, mais alors vraiment ramer. »

O'leary voulait sans doute tester de cette manière ses élèves. Voir ceux pour qui il y avait de l’espoir et les autres, les boulets. Franchement Haru ne supportait pas l'idée de faire partie des boulets.

Il décocha à Kantaro l'un de ses rares sourires. Il lui était vraiment reconnaissant de l'aider. D'après le dossier qu'il avait mit de côté il avait lui même du travail. Le jeune karatéka désigna le dossier du doigt.

« Mais je crois que je te dérange... »

D'un autre côté après il avait entrainement alors il ne pouvait pas tellement remettre à plus tard. Ou alors cette nuit. Il avait souvent vu Kantaro se relever ou ne pas se coucher du tout. De toute évidence c'était un insomniaque. Mais ils ne pouvaient décemment pas travailler la nuit au risque d'embêter les deux autres. Puis il faut bien le dire, lui, aurait moins les yeux en face des trous.

« Mais tu comprends je ne voudrais pas arriver demain sans mon exercice. »

Quiconque avait eut O'leary comprenait sûremen
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Kantaro Fugiwara
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Sam 10 Déc - 16:15

Kantaro haussa un sourcil surpris au soupir de soulagement de son kohai. Ses exercices de maths le stressaient à ce point ou était-ce lui ? Il semblait si fermé pour que Hatsuharu soit autant soulagé qu'il accepte de l'aider ? Le jeune homme haussa légèrement les épaules, espérant que ce soit plutôt la matière ou éventuellement l'enseignant de ladite matière - O'Leary avait souvent cet effet sur bon nombre d'élèves -, qui le stresse plutôt que lui. Ca ne pouvait rien donner de bon si son cadet le redoutait.

Laissant de côté ses doutes, Kantaro se pencha sur le livre d'exercices pour se donner une idée d'où les deuxièmes années en étaient du programme de mathématiques. S'il ne savait pas ce qu'ils étaient en train d'étudier, il risquait de penser à des solutions d'un niveau inadapté pour résoudre l'exercice. Pas très utile pour Hatsuharu donc.
Une fois cette première étape franchie, le troisième année parcourut les exercices désignés. Il se permit de regarder le cahier où les deux premiers étaient terminés pour se faire une idée du niveau de son kohai. Pas mauvais à première vue. Les raisonnements étaient corrects, bien que prenant parfois des détours inutiles. C'était peut-être ce qui le bloquait sur le dernier exercice.

Kantaro pivota légèrement la tête à l'interrogation.

" Je t'ai dit que je n'avais rien d'urgent à faire. "

L'avantage d'être un petit dormeur doublé d'un insomniaque, c'était bien de disposer de plus de temps que les autres. Le dossier, il le lirait plus tard. Ce n'était pas comme si la fête du sport avait lieu dans l'heure qui suivait.

" Tes exercices sont bons, mais tu prends trop de détours. A chaque fois, il y a deux étapes qui ne sont absolument pas nécessaires et qui te compliquent la tâche. C'est peut-être ça qui te bloque. Tu es sûr d'avoir bien compris le mode opératoire ? "

Autant commencer par le début. Si c'était là que ça coinçait, il valait mieux reprendre chaque étape une par une. Mais Hatsuharu était-il capable de voir son erreur de raisonnement ?

" Dans le premier exercice, montre-moi les étapes dont tu aurais pu te passer. "

C'était le plus facile des trois, celui dans lequel son cadet aurait le plus de chance de voir ce qui n'allait pas.
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Dim 11 Déc - 9:59

Hatsuharu fit bouger ses orteils. Cela ne faisait pas assez longtemps qu'il était assis pour ressentir une gêne mais voir Eiji partir à l'entrainement lui avait donné envie de s'entrainer ? Il faut dire que c'était bientôt la fête du sport et qu'il comptait bien donner le meilleurs de lui même comme dans tout ce qu'il faisait. Il s'était bien améliorer au saut en hauteur et n'avait aucune honte à faire admirer ses performances. Là au moins il brillait, pas comme en math.
Il laissa à kantaru le temps de lire les exercices puis les réponses qu'il avait faites. Le couperet tomba sans appel il n'avait pas l'esprit assez synthétique apparemment. En quelques minutes son sempai avait découvert le nœud du problème, il avait vraiment bien fait de lui demander de l'aide.

« Deux étapes... »

Il commença à mâchouiller son crayon tout en essayant de se concentrer. C'était une vieille habitude qu'il tenait depuis l'enfance, son père avait essayé de lui faire passer en enduisant ses crayons et stylo d'une huile essentielle amer mais ça n'avait pas fonctionné. Après s'être fait avoir une fois ou deux il les nettoyait puis gentiment les remettait en bouche. C'était sans doute la première fois qu'il avait défié l'autorité paternel, ce qui ne lui arrivait pas souvent.

Il observa kantaro un moment, son visage était fermé mais avenant comment arrivait-il à une telle performance ? De toute évidence il fallait qu'Hatsuharu trouve par lui même pour ses exercices, le jeune homme ne comptait pas lui faciliter la tâche comme il s'y attendait. C'était mieux. S'il s'était contenté de faire ses exercices à sa place il n'aurait pas été tellement plus avancé lors des prochains examens. Et pire lors d'un éventuel oral demain.

Il y mis donc tout sa concentration, essayant de revoir le cheminement qu'avait eut sa pensée et qui était de trop. Il lu, il relut et relu encore puis refit sa démonstration avant de montrer d'un doigt hésitant deux étapes qui selon lui aurait pu être évité.

« Je pense que ce n'était pas nécessaire... »

Il quitta son cahier des yeux pour voir à l'expression de kantaro s'il avait trouvé ou non. Mais son visage était comme toujours ou presque un mur.
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Kantaro Fugiwara
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Mar 27 Déc - 13:42

{ HRP : Désolé pour l'attente. J'étais en panne d'inspi pour ce perso. Mais ça revient, c'est bon ! }

Appliqué, Hatsuharu s'était aussitôt penché sur ses exercices à la recherche de ses raisonnements superflus. A aucun moment il ne tenta de demander un indice à son sempai. Kantaro ne lui aurait pas fourni, de toute façon. Selon lui, il était beaucoup plus instructif de trouver ses propres erreurs et il ne lui montrerait que si vraiment le jeune homme n'y arrivait pas du tout. Pour l'instant, le troisième année se contentait donc de suivre le mouvement des yeux de son cadet, indicatif du cheminement de sa pensée. Les passages qu'ils relisaient plus attentivement, les interrogations sur tel ou tel raisonnement ou calcul... C'était assez facile de savoir où il en était.

Lorsque Hatsuharu lui montra enfin le résultat de ses recherches, Kantaro se contenta d'un petit signe de tête. C'était agréable d'avoir à faire à quelqu'un de sérieux et d'un bon niveau. Ca lui changeait de ceux qui attendaient qu'il fournisse la réponse.
Kantaro se pencha sur le cahier et, tout en parlant, désigna les parties incriminées.

" Oui, c'est ça. Ces deux étapes te font perdre du temps et, surtout, le fil du raisonnement. En particulier la première qui est assez longue. C'est d'ailleurs là que tu bloques sur ton dernier exercice. "

Il montra l'endroit où Hatsuharu s'était arrêté dans le troisième problème.

" Tout ce passage qui te pose souci doit être remplacé. Il suffit de deux lignes de calculs pour arriver exactement à la même conclusion. Il n'y a même pas de démonstration à faire. Mais il faut utiliser une formule que tu as du voir dans les chapitres de précédents. "

Kantaro s'écarta pour laisser son cadet se remettre à ses exercices.

" Je te conseille de commencer par refaire les deux premiers pour trouver la formule adaptée, ensuite tu devrais réussir à faire le dernier. Quant à la seconde étape inutile, tu peux simplement te contenter de l'effacer. Elle n'apporte rien au problème. "

Le jeune homme attendit qu'Hatsuharu se remette au travail. Vu le niveau du deuxième année, il avait bon espoir qu'il trouve de lui-même l'équation nécessaire à la résolution de son exercice.
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Ven 6 Jan - 10:56

Hatsuharu écouta attentivement son sempai. Il avait trouvé où était le problème ce n'était déjà pas mal. Il était quand même un peu vexé de ne pas avoir vu ça plus tôt et tout seul. Heureusement Kantaro restait modeste et ne cherchait pas à l'enfoncer en mettant le doigt sur ses erreurs mais à le guider. D'ailleurs il le laissait faire la plupart du temps n'intervenant que vraiment lorsque cela devenait nécessaire. Enfin devoir effacer toute la seconde partie quand même... Ce qu'il s'était compliqué la vie. Il fit donc ce qu'on lui demandait de faire et repris ces deux premiers exercices en cherchant les formules qu'ils avaient vu rescement. Néanmoins connaissant le professeur O'leary cela pouvait être une formule bien plus ancienne. Quelle poisse. Il allait devoir en revoir la moitie. Il ouvrit son autre cahier où étaient noté ses cours. Il remonta quelques semaines en avant et finit par trouver. Enfoiré de prof ! Il avait prit une formule qui datait du début du trimestre, un truc qu'ils avaient à peine survolé, parce que ce n'était pas encore à leur niveau. Oui vraiment il voulait les tester et séparer le bon grain de l'ivraie.

« Tiens regardes, tu crois que ça peut être ça la formule ? On a vu ça au début de l'année mais tu connais le prof, il veut être certain que tous ce qu'il dit reste bien dans notre mémoire. S'il pouvait faire rentrer les théorèmes et autres à coup de marteau il le ferait. »

Il montra son cahier à Kantaro mais il était presque sûr de lui sur ce coup. Pendant que son sempai regardait il commença à revoir l'exercice mentalement se demandant si vraiment ça collait. Mais il du se rendre compte bien vite que mentalement ce n'était pas suffisant il fallait écrire le développement pour bien se rendre compte. Il attendit donc que le jeune homme lui donne sa bénédiction avant de s'enfoncer un peu plus dans son erreur.
Impatient il regarda sa montre, il n'avait pas vraiment l'impression de perdre son temps, puisque c'était un travail nécessaire, mais il avait la sensation de faire perdre le sien à Kantaro avec des choses qu'il connaissait déjà par cœur. Ce n'était pas pour rien que le sempai avait les meilleurs notes. Il faut dire que ses insomnies devaient lui permettre de travailler la nuit alors que lui perdait son temps à dormir. Il avait beau le regretter il ne pouvait pas faire autrement, il avait besoin d'un minimum de sommeil et plus si possible.
De la table il regarda dehors le soir tomber, eiji devait être à l'entrainement le veinard à l'heure qu'il était, alors que lui était coincé avec le fantôme de O'leary. Ce que c'était éreintant de tout le temps penser à cet homme que ce soit avec peur ou désir. Il cherchait à se guérir de ce mauvais penchant mais ce n'était pas si facile. Pourquoi ça lui arrivait à lui ? Il n'aurait pas pu s'enticher d'une jolie étudiante ? Ce n'était pourtant pas ce qu'il manquait à Ginko gakuen. Il y en avait pour tous les goûts : des timides, des fofolles, des studieuses, des sportives, non vraiment on n'avait que l'embarras du choix !
Sans vraiment s'en apercevoir ses pensées dérivaient et il n'avait plus du tout la tête à ses maths.
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Kantaro Fugiwara
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Dim 8 Jan - 11:41

Il fallut quelques minutes pour qu'Hatsuharu retrouve la formule nécessaire. Kantaro le regarda faire non sans une légère surprise. C'était toujours étrange de voir les méthodes des autres. Là où lui se serait acharné de fouiller sa mémoire et n'aurait utilisé son cahier de cours qu'en désespoir de cause - chose qui n'arrivait que très rarement -, les autres élèves, même parmi les bons, allaient chercher dans leurs archives. Loin de lui l'idée de leur reprocher puisque rien ne l'interdisait. Il était juste surpris à chaque fois de constater en direct ces petites choses qui semblaient le tenir à l'écart de ses camarades.
Kantaro opina du chef lorsque son cadet lui montra ce qu'il pensait être la solution à son problème. Amusant, ça aussi, qu'il cherche d'abord son assentiment au lieu de tenter directement. Derrière les apparences, Hatsuharu était sans doute moins sûr de lui qu'il n'y semblait...

" La meilleure façon de savoir si une formule fonctionne, c'est de la tester. "

Parcourant du regard les notes propres et ordonnées du cahier de cours du jeune homme, Kantaro ne put qu'apprécier son application qui faisait écho à la sienne. Ca lui changeait de ses deux amis. Eiji mettait sa discipline au service du sport quasiment exclusivement. Quant Hugh... Son petit ami était définitivement trop rêveur pour avoir une notion concrète de la définition de ce mot.
Un sourire amusé vint orner ses lèvres à l'évocation de celui qu'il aimait. Heureusement, la présence d'Hatsuharu se rappela à son bon souvenir avant qu'il ne divague trop. Reprenant le cours de ses pensées, Kantaro préféra rebondir sur les paroles du deuxième année pour justifier son moment d'égarement.

" En fait... C'est plutôt qu'O'Leary-sensei ne comprend pas que ça puisse ne pas rester dans la mémoire de tout le monde en une seule fois. Sur un plan purement pédagogique, je crois bien que c'est le pire prof que j'ai jamais vu. Mais il faut reconnaître qu'il est sacrément calé dans son domaine. "

Kantaro pencha légèrement la tête sur le côté. C'est vrai qu'il était bon. Et pouvoir bénéficier de cours particuliers de temps à autre était un réel plaisir pour lui. Et pour le prof aussi, du moins lui semblait-il. O'Leary avait l'air d'apprécier la possibilité d'enseigner des maths un peu plus poussées.

" Donner cours à des lycéens l'ennuie tellement... Je me demande parfois pourquoi il n'enseigne pas en université plutôt qu'ici... "

Question qui n'aurait sans doute jamais de réponse...
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Jeu 12 Jan - 10:32

Si Hatsuharu avait eut vent des pensée de Kantaro il se serait aperçu que la méthode de celui-ci était meilleurs, il aurait du chercher dans sa mémoire au lieu de choisir la facilité. En examen il n'aura pas son cahier. Il faut avouer que là en plus il était pressé de finir pour aller à son entrainement. Il regarda nerveusement sa montre et du bien admettre qu'il risquait de le rater. Il souffla un instant de déception. Enfin il fallait bien faire passer les maths avant c'était plus important. Il baissa la tête sur son brouillon et mit en application les conseils de son sempai, pour voir si ça marchait, il fallait essayer, bien vu. Il fut interrompu dans sa lancée par la remarque de kantaro sur O'leary.

« Oui ça il est calé on ne peut pas le nier. »

Enseigner en université ? Il n'y avait pas vraiment songé. Que ressentirait-il si le professeur s'éloignait ? De la déception ou du soulagement ? Les deux sans doute.

« C'est vrai t'as raison je vois pas pourquoi il enseigne ici . La paye peut-être. »

Il passa sa main dans les cheveux comme il en avait l'habitude puis lança sa question.

« Tu prends des cours particuliers toi mais tu n'en as pas vraiment besoin étant donné tes résultats. Pourquoi prends tu des cours ? C'est lui qui te l'a proposé ?

Est-ce qu'il était plus proche des bons élèves ? Peut-être.

Ragaillardit à cette idée Hatsuharu gribouilla donc pendant quelques minutes, heureusement ignorant des pensées de kantaro quant à Hugh, deux autres homos dans la chambre il ne s'en serait pas remis. Il se serait vraiment senti cerné. D'autant qu'il n'aurait pas été tout à fait sûr que les mauvaises actions de ces trois là ne soient pas contagieuses. Son imagination aurait galopé vers des contrées exotiques où les hommes, ses compagnons de chambre s’adonnaient à la sodomie. Il avait déjà fort à faire avec les songes concernant son professeur de mathématiques sans en rajouter une couche. Il n'aurait plus eut de place pour penser à ses études. Il faut dire que ça le travaillait pas mal, à son âge rien de plus normal, mais lui ne l'acceptait pas, il aurait préféré être asexué que porté vers les hommes. Si seulement il y avait un traitement pour ce genre de choses. Une gélule et hop finit les pensées graveleuses.
Il se redressa, étira son dos et regarda une dernière fois ses résultats avant de les soumettre à kantaro. En fait les maths c'était logique quand vous saviez comment vous y prendre. Hélas il n'avait pas vraiment l'esprit mathématique, lui ses hobbies c'était la littérature et la peinture, tout ce qui passait par le ressenti. Kantaro lui semblait très cartésien, au fond il le connaissait mal, à quoi s'intéressait-il à part ses études et son statut de délégué. Il aurait bien aimé le lui demander là sur le moment mais il n'osait pas.

« Voilà je crois que j'ai finis. »

Enfin il l'espérait. Et Kantaro pouvait tout à fait anéantir cette espoir.
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Kantaro Fugiwara
Président des élèves
Délégué de la 3-A

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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Dim 29 Jan - 19:10

Kantaro resta un moment songeur aux paroles de son cadet. Etait-il possible que seule la paye retienne leur enseignant dans un établissement où il ne pouvait faire montre de toutes ses capacités ? Même s'il ne le connaissait que très peu, O'Leary ne lui semblait pas être ce genre d'individu. De plus, si la paye était sa seule motivation, il pouvait facilement trouver mieux tout en étant plus intéressant sur le plan intellectuel. Le salaire des enseignants de Ginkgo était sans aucun doute au-dessus de la moyenne des lycées classiques, mais il y avait certainement plus élevé, notamment dans les universités privées fréquentées par l'élite des futurs dirigeants du pays.

Un instant oublieux de la question d'Hatsuharu, le troisième année voulut y répondre mais s'aperçut juste à temps que le jeune homme s'était repenché sur la résolution de ses exercices. Il referma donc la bouche, s'abstenant de le déranger en pleine réflexion. Son regard dériva vers la fenêtre d'où il pouvait voir le sommet des arbres parsemant le parc. Il resta ainsi, contemplatif, en attendant qu'Hatsuharu ait terminé.
Lorsque ce dernier se manifesta, Kantaro se pencha sur les exercices présentés. Les deux premiers exercices étaient toujours bons, mais simplifiés à présent. Le troisième... était correct également, même si l'on sentait que la difficulté pour le résoudre avait été plus grande.

" C'est bon. Oui. Mais je te conseille de faire encore quelques exercices du style pour bien maîtriser le mode opératoire. Je peux t'en donner quelques uns si tu veux. "

Simple proposition. Il n'allait pas non plus l'y obliger. La plupart des élèves se contentaient des exercices imposés et Hatsuharu ayant consulté plusieurs fois sa montre, il devait sans doute avoir autre chose à faire que résoudre des exercices non exigés par le prof. Kantaro redressa la monture de ses lunettes avant de reprendre la parole.

" Pour répondre à ta question de tout à l'heure, non, ce n'est pas le prof qui m'a proposé les cours particuliers. Tu sais que Hugh, Eiji et moi, on vient d'un lycée qui a fermé en début d'année scolaire. O'Leary-sensei y était aussi. Tout comme Egawa-sensei et Moe-sensei d'ailleurs. Enfin bref... "

Kantaro observa son cadet pour voir s'il suivait. La plupart des élèves avaient déjà oublié cet évènement. C'était logique vu qu'ils n'étaient pas directement concernés.

" Le lycée où on était, à Hamura, j'y suis arrivé en milieu d'année scolaire. Les programmes de chaque matière étaient déjà bien entamés et, pour certaines, je n'avais pas vu les chapitres dans le même ordre. C'était le cas en maths notamment. Du coup, j'ai demandé des cours de rattrapage qui se sont transformés assez rapidement en cours particuliers. Et en arrivant ici, je lui ai demandé si on pouvait continuer, de façon occasionnelle. "

Un sourire légèrement amusé vint se dessiner sur ses lèvres.

" Je crois que ça l'amuse de voir jusqu'où il peut aller. Et vu que je ne ferais plus de maths en fac, c'est l'occasion ou jamais pour moi. "
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MessageSujet: Re: [ch 102] Quelle angoisse les maths !   Jeu 9 Fév - 10:44

La moralité des pensées de Kantaro et Hatsuharu c'est qu'il n'avait aucune idée du pourquoi de la présence d'O'leary dans ce lycée. Pour bien faire il aurait fallut lui demander mais là mieux valait se suicider tout de suite et s'éviter des souffrances. Enfin peut-être que les chouchous, s'il en avait ce qui restait à prouver, pouvaient se permettre cette familiarité, mais lui haru préférait se faire harakiri. Par contre il se demandait qui tiendrait le sabre létal pour lui... Eiji peut-être ne serait pas mécontent de lui couper la tête. Enfin un couteau dans le ventre il exagérait peut-être un peu là !
Le jeune étudiant poussa un soupire de soulagement lorsque Kantaro lui dit que ses exercices étaient bon. Par contre il fit quelque chose qu'il n'avait pas prévu il lui en proposa d'autres. Il se sentit déchiré, d'un côté il préférait aller s'entrainer mais d'un autre il devait reconnaître que la proposition de son camarade de chambrée était une aubaine. Il se proposait de l'aider bien au delà de ce qu'avait demander Haru. Il lui proposait d'avantage de son temps ce qui était considérable. Bon il fallait décider, Kantaro n'attendrait pas indéfiniment.

« D'accord, C'est vrai qu'il est préférable que j'en fasse d'autres, je vois bien que je ne maitrise pas le problème. Je te remercie Kantaro. »

Il se pencha un peu vers l'avant puis se redressa. Il avait renoncé à son entrainement, les maths étaient plus importantes. Il voulait progresser dans ce domaine, et surtout son père voulait qu'il progresse dans ce domaine pour pouvoir intégrer une bonne université. Il n'avait pas envie d'entendre encore ses réflexions sur sa médiocrité, alors que lui avait excelait dans toutes les matières. Ce que cela pouvait être dur d'être en compétition avec son propre père.
La voix de Kantaro le tira de cette pensée lugubre et il lui en su gré préférant se plonger dans une discussion avec son camarade. Hatsuharu opina du chef à la première phrase pour bien montrer qu'il suivait.

« Ha oui en effet j'avais oublié. »

Il se souvenait à présent. Il écouta avec beaucoup d'intérêt les explications de kantaro quand au pourquoi de ses cours particuliers.

« Et tu es à l'aise avec lui ? »

Parce que lui Haru ne l'était pas du tout. Un peu la peur qu'il lui inspirait par sa dureté, un peu son attrait contre nature et il se sentait confus et désorienté.

« Tu comptes faire quoi en fac ? »

Il s’aperçut avec surprise que la réponse l'intéressait vraiment, il aurait d'ailleurs aimé poser la même à Eiji et à Hugh.

« Moi je vais faire médecine si mes résultats le permettent »

Ce qui en fait ne poserait surement pas de problèmes.

« J'aurais préféré étudier l'art pour travailler dans un musée, mais bon on ne fait pas toujours ce qu'on veut. »

Il s'étonna d'avoir manifesté pour la première depuis qu'il était de retour au Japon sa préférence, cela ne lui ressemblait pas. Il n'en avait pas conscience mais il avait besoin de s’épancher. A force de tout garder pour lui il éprouvait un trop plein, et Kantaro était la première oreille complaisante qu'il rencontrait vraiment à gakuen. Évidement s'il s'était donné la peine de faire plus ample connaissance avec les autres au lieu de se renfermer sur lui même il n'aurait pas eut ce problème.
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